En pratique

Protection sociale et assurance en zones de tension ou de conflit

ATTENTION : il s’agit ici de l’ancienne version du site de l’association, conservée à titre d’archives...
Pour des informations à jour, voir http://www.freelens.fr/

Attention : le régime de la Sécurité Sociale ne vous couvre pas à l’étranger en zone de conflit.
Seuls les journalistes permanents d’une rédaction ou d’une agence de presse sont couverts par une assurance spécifique contractée par leur employeur (cf. : article 39 de la CCNJ). Pour les pigistes, si vous êtes en commande, assurez-vous que vous pouvez bénéficier de cette assurance (faites-vous communiquer le numéro de téléphone d’assistance ainsi que les références du contrat souscrit). Dans les autres cas :

-En France :
Vous devez souscrire à vos frais, pour un coût raisonnable, une protection civile professionnelle. Elle couvre les dégâts matériels et physiques que vous pourriez involontairement occasionner du fait de votre activité, assure les trajets professionnels, prend en charge (si besoin) un avocat...

-En Europe :
Pour les pays hors zones de guerre, procurez-vous auprès de la CNAM une carte européenne d’assurance maladie (valable un an, à demander un mois avant le départ). Elle est valable dans 27 pays de l’espace économique européen plus la Suisse.

-Dans le monde :
L’Anjrpc-FreeLens a initié en 2002 une assurance spécifique pour les journalistes free-lance se rendant en zones de tension ou de conflit à l’étranger. Elle est disponible auprès de Reporters Sans Frontières, après adhésion à l’association. Pour un tarif journalier allant de 3 à 7,5 €, elle propose une garantie assistance et un capital en cas de décès accidentel ou d’invalidité. Mais aujourd’hui une vingtaine de pays sont soumis à une surprime prohibitive (de 300 à 900 € pour quinze jours) pour la majorité des pigistes. La Fédération Européenne des Journalistes réfléchit actuellement à la création d’une assurance qui puisse être contractée par l’ensemble des pigistes européens.